La vraie fin des consoles SEGA

Les consoles Sega sont toutes dotées d’une étrange malédiction: inévitablement, elles ne dominent jamais le marché lorsque débarque la concurrence. Dans le meilleur des cas, elles se hissent à une honorable 2nde place et au pire, elles subissent un échec monstrueux! Ça ressemble systématiquement à une mauvaise fin; alors à défaut de pouvoir changer leur destin, on peut toujours en imaginer une meilleure… Allez avec Retropolis on rembobine l’histoire des consoles de Sega et on se refait le film avec la bonne fin, façon Sonic avec toutes les émeraudes!

Master System, la pionnière

concurrent direct: NES
atouts: des hits issus du savoir-faire de Sega en arcade
faiblesses: des éditeurs tournés exclusivement vers Nintendo, moins de licences fortes

LA VRAIE FIN:
La Master System a le mérite de faire directement entrer Sega dans la cour des grands mais la domination de la NES, emmenée par son plombier diabolique et le pacte d’exclusivité signé avec sa clique d’éditeurs ont raison de la courageuse 8 Bits noire. Nintendo choppe la couronne, Sega doit déjà penser à tourner la page pour assurer son avenir dans le jeu vidéo…

LA FAUSSE FIN:
Face au danger de la NES, Sega décide d’améliorer un concept astucieux: au lieu d’intégrer le jeu Alex Kidd par défaut dans le hardware de la console, la firme décide d’y inclure la totalité du catalogue de jeux Master System, rien que ça! Face à un tel coup d’éclat, Nintendo perd cette première bataille des consoles. Sega marque alors une écrasante victoire, au prix d’un effondrement du marché du software avec une baisse d’environ 1300% des ventes de cartouches…

MegaDrive, la conquète

console sega megadrive

concurrent direct: Super NES
atouts: une longueur d’avance sur la concurrence, arrivée salutaire d’une mascotte nommée Sonic
faiblesses: des capacités sonores plus faibles, moins d’effets révolutionnaires mis en avant tels que le mode 7 chez la Snes

LA VRAIE FIN:
La Megadrive profite de sa sortie anticipée par rapport à celle de la Snes et séduit le territoire européen jusqu’alors assez négligé par Nintendo. Mais la firme du plombier se rattrappe très vite en sortant une 16 Bits flamboyante qui fait brillamment évoluer les licences de phares de la NES tout en bénéficiant d’une avalanche de nouveaux hits. Malgré l’arrivée remarquée de Sonic le hérisson et une bataille acharnée entre les 2 constructeurs, Nintendo garde sa couronne…

LA FAUSSE FIN:
Sega décide de mettre les bouchées doubles concernant sa campagne marketing agressive. Nintendo se fait tellement traîner dans la boue que tous les joueurs commencent effectivement à croire que Mario, c’est juste bon pour les gamins. Le plombier finit au fin fond des rayons des magasins de jouets alors qu’en face, le hérisson bleu fait vendre des millions de jeux à des gamers aussi fascinés qu’apeurés (on raconte même que Sonic mange des bébés au petit-déjeuner). Grâce à cette politique de terreur, Sega arrache la couronne de son concurrent.

console sega game gear

GameGear, la première portable

concurrent direct: Game Boy
atouts: un écran couleur rétro-éclairé, des jeux dignes d’une 8 Bits
faiblesses: un gabarit encombrant, une autonomie relativement limitée

LA VRAIE FIN:
En dépit d’une vraie avancée technologique de sa Game Gear face à la Game Boy, Sega ne parvient pas plus à dominer Nintendo sur le territoire des consoles portables. La GB coûte moins cher, les piles durent plus longtemps et les joueurs favorisent clairement la dimension pratique de la chose! Quand on pense à la différence entre un Sonic sur Game Gear et un Super Mario Land, c’est quand même malheureux…

LA FAUSSE FIN:
Sega baisse le prix de sa Game Gear à 99F, réduit son poids et sa taille de 30% tout en agrandissant celle de l’écran, y inclut des composants d’une durée de vie de 120 ans et une batterie promettant environ 3 mois non-stop d’autonomie. Et pour chaque jeu acheté, un jeu offert! Voilà, avec tout ça, les joueurs daignent enfin se tourner vers la Game Gear et à délaisser les quelques pixels verdâtres de leur Game Boy.

MegaCD, la première console CD

console sega master cd

concurrent direct: Super NES
atouts: le support CD-Rom, amélioration du son, vidéos interactives révolutionnaires
faiblesses: gameplay limité dans ce type de jeux, le reste du catalogue représentant principalement des portages 16 Bits

LA VRAIE FIN:
Puisqu’une Megadrive ne suffit pas à détrôner la Super NES, Sega propose une extension CD-ROM à sa console. Le succès n’est pas vraiment au rendez-vous et les limites des films interactifs n’échappent pas aux joueurs qui boudent rapidement le Mega CD. L’ensemble nécessite un double achat (l’extension n’étant pas donnée!) alors que la SNES s’en sort très bien toute seule. Bien essayé Sega, mais… non.

LA FAUSSE FIN:
Les joueurs sont tellement bluffés par le format CD que la cartouche devient instantanément obsolète! Les joueurs finissent par se convaincre qu’appuyer sur certaines touches en rythme, c’est plus cool que de jouer à un vrai jeu; le succès est tellement énorme que l’extension est greffée par défaut à toutes les Megadrive produites, et Sega conclut au passage le partenariat avec Sony initialement prévu pour une extension à la 16 Bits de Nintendo, assurant un avenir radieux au désormais incontournable Mega CD!La 32x, l’hybrideconsole sega32xconcurrent direct: Super NES
atouts: un boost 32 Bits pour la Megadrive, des hits tels que Virtua Fighter ou VR Deluxe
faiblesses: un catalogue de jeux très réduit, une Megadrive qui revient alors trop chère

LA VRAIE FIN:
Le cuisant échec du Mega CD n’a rien appris à Sega qui s’obstine à continuer les expérimentations onéreuses pour la Megadrive au lieu de sortir une nouvelle console. Le 32X se prend une volée d’autant plus forte que la vraie génération 32 Bits arrive à grand pas. En face, la Super NES tient le coup et achève ainsi brillamment sa longue lutte contre la 16 Bits de Sega.

LA FAUSSE FIN:
incroyable, le 32X prend de court ses futures concurrentes et les tue dans l’oeuf, s’imposant d’entrée comme la seule et unique représentante de cette nouvelle génération de consoles! La Megadrive finit donc enfin par vaincre la Super NES et traverse avec succès l’ère des 32 Bits. Mais attendez le plus grand coup de génie concerne la suite: pour entrer dans la génération 64 Bits, il suffira d’insérer un 2nd 32X au premier; ainsi, la Megadrive sera immortelle.La Méga Saturn, le début du déclin de Segaconsole sega saturnconcurrent direct: Playstation
atouts: enfin une vraie console 32 Bits, les nouvelles bombes 3D issues de l’arcade Sega
faiblesses: une architecture complexe pour les développeurs, l’héritage foireux des add-ons de la Megadrive, un prix très élevé

LA VRAIE FIN:
Sega doit faire face à un nouvel adversaire redoutable nommé Sony. La Playstation, pourtant nouvelle venue sur le marché du jeu vidéo, s’impose rapidement grâce à une campagne marketing impressionnante, un prix beaucoup plus raisonnable et une quantité astronomique de jeux et de nouvelles licences instantanément cultes. Le coup de grâce sera porté par Final Fantasy VII en 1997. La défaite de la Saturn est très nette, en dépit de ses nombreuses qualités…

LA FAUSSE FIN:
Les développeurs parviennent très vite à maîtriser l’architecture complexe du double-processeur de la Saturn et en font instantanément une machine de guerre! Les joueurs ne s’y trompent pas et boudent d’entrée la Playstation qui n’aura même pas l’occasion de faire ses preuves. La firme Sony sort aussi vite de la course aux consoles qu’elle y’est entrée et en l’absence de Nintendo sur le marché des 32 Bits, Sega reste donc l’unique maître à bord!La DreamCast : l’ultime tentative de Segaconsole sega dreamcastconcurrent direct: Playstation 2
atouts: la claque 128 Bits, excellente ludothèque, Sega a tenu compte des erreurs du passé
faiblesses: le concurrent brille par le succès de la Playstation tandis que l’image de Sega est ternie par les précédents échecs

LA VRAIE FIN:
Elle avait tout pour plaire, la Dreamcast... Un catalogue de jeux excellents, des capacités impressionnantes, une architecture désormais plus accessible aux développeurs, sans parler des innovations telles que l’accès internet ou la VMU! Et pourtant, c’est le drame: la PS2 bénéficie de la confiance de millions de joueurs ralliés à la cause de Sony depuis la génération 32 Bits, ce qui n’est pas vraiment le cas de Sega qui a déçu de plus en plus de joueurs depuis la Megadrive. Une injustice pour la formidable 128 Bits de Sega qui méritait pourtant sa rédemption; la firme se retirera alors du marché des consoles.

LA FAUSSE FIN:
Sega découvre une ancienne relique conçue par les dieux anciens du jeu vidéo: sur celle-ci, il est indiqué qu’à travers l’histoire, les consoles grises domineront toujours les consoles noires. C’est arbitraire, injuste, mais ça explique absolument tout ce qui concerne le passé des consoles Sega! La firme comprend alors que ce n’est pas la puissance, la connexion internet ou les jeux qui feront la différence mais bel et bien la couleur de la future console qui sera donc parée d’un gris très clair. Sony, ignorant de l’existence de cette relique, fait l’erreur de sortir une Playstation 2 toute noire. L’effet est immédiat, La Dreamcast écrase sa concurrente et Sega conserve précieusement son petit secret pour ses futures consoles…

Pour conclure, SEGA a été un acteur incontournable pendant plus de 20 ans traversant les années 80 et 90 avec des licences très fortes, adaptées sur des consoles à l’époque performantes…Force et de constater que depuis l’arrivée de la Mega Saturn, qui reste pour beaucoup comme étant la console de référence de la firme japonaise, Sega n’a eu de cesse de décliner d’un point de vue commercial mais également en terme de ventes pures. Sonic a marqué plusieurs générations de joueurs, sa vitesse fulgurante augmentant considérablement à mesure que la notoriété de Sega déclina…

La vraie fin des consoles SEGA
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