Quand la Dreamcast annonce son survival horror exclusif, tout le monde a encore en tête les déambulations dans les lieux infestés de zombies
de Resident Evil. Ce n'est pourtant pas exactement le but de Blue Stinger, qui lorgne du côté du fantastique quitte à dérouter les joueurs avides de gore et de sang...
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Esprit, es-tu là? |
Les boss sont imposants et |
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coriaces comme il faut! |
Le joueur incarne Elliot ou Dogs, deux rescapés sur une île abritant un complexe de recherche biotechnologique qui a mal tourné (non, ce n'est pas une filiale d'Umbrella); l'aventure se déroule donc dans une aire gigantesque subdivisée en plusieurs parties mais le jeu n'est pas trop dirigiste et les environnements suggèrent une certaine liberté; on peut par exemple chercher un sandwich ou un soda dans une zone proche après un rude combat, ou s'acheter une des nombreuses armes disponibles dans d'autres distributeurs avec l'argent ramassé sur le corps des ennemis. La mise en scène très cinématographique alterne les phases d'action, de querelles, d'humour et de révélations, ce qui donne à Blue Stinger un bon capital de sympathie avec une ambiance particulière mais prenante, en dépit pourtant d'un goût d'inachevé.
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Un gros arsenal est dispo mais on peut |
Dogs est un peu le Capitaine |
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aussi y'aller franchement à mains nues! |
Haddock de Blue Stinger! |
Ce jeu est en effet plein de paradoxes: les textures ne fourmillent pas de détails alors que certains panoramas sont plutôt convaincants, les déplacements des
personnages sont juste corrects alors que les affrontements armés sont vraiment prenants, on se prend à rêver de la liberté d'un jeu d'aventure alors que les interactions sont finalement assez
limitées, les quelques personnages sont expressifs et plein de caractère mais restent assez stéréotypés... Et pour revenir à ce qui était évoqué plus haut, le jeu a la structure d'un survival
horror mais finalement le bestiaire et la progression sont loin d'être flippants. Le pour l'emporte toutefois sur le contre, Blue Stinger est un jeu plein de bonne volonté qui se caractérise plus
par un "bon, mais..." que par un "mauvais, bien que...".
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